Alors qu’en trente ans, grâce aux réglementations successives, les déperditions d’énergie ont été divisées par 4 dans les constructions neuves, le secteur ancien continue lui à consommer massivement de l’énergie et émettre du CO2. Si aucune action forte n’est entreprise, les émissions de CO2 par les bâtiments passeront à 120 millions de tonnes en 2010.
Le taux de renouvellement par les constructions neuves (300 000/an) étant trop faible pour améliorer « naturellement » la performance du parc, c’est donc dans la rénovation des logements anciens qu’il semble falloir accentuer les efforts. Cependant, les couts de rénovation risquent de devenir très cher dans les années à venir compte tenu de l’augmentation du prix des matières premières et de l’accroissement des exigences thermiques si bien que la destruction et la reconstruction risque de prendre le dessus et donc de favoriser le marché du neuf.
La Loi Energie de juillet 2005 fixe comme objectif la division par 4 pour 2050 des consommations dans le secteur des bâtiments. Elle introduit les Certificats énergie, transpose la directive européenne sur l’efficacité énergétique pour les bâtiments existants et prévoit qu’en 2020, les consommations des constructions neuves seront inférieures de 40 % à celles de 2000.
Le Grenelle de l'environnement et la prochaine règlementation thermique tendrait à accélérer les exigences sur le secteurs du bâtiment.
C’est ainsi que l’isolation par l’extérieur, les pompes à chaleur, les chaudières à condensation et les systèmes utilisant les énergies renouvelables, deviendront des éléments importants pour le label « Très basse consommation » dans la perspective de la RT 2010. Il est à noter que le coefficient d’occupation des sols peut être majoré de 20% si l’habitation atteint les niveaux THPE et BBC.